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Bullshit jobs

Auteur : David Graeber

En partant du constat qu’une part majoritaire des emplois modernes sont au mieux inutiles, au pire nuisible, l’auteur en profite pour se livrer à une analyse critique du travail.

La première partie de l’ouvrage, est aussi la moins intéressante à mes yeux, elle consiste à décrire et catégoriser ces fameux Bullshit Jobs. Honnêtement, cela aurait pu être fait en quelques pages, sans besoin de se référer sans cesse à des exemples, pas toujours intéressant, ni même suffisamment illustratifs.
Cette partie à en outre le défaut de montrer le peu de rigueur scientifique du constat de base, car s’agit pour l’essentiel de réponses à un article publié par l’auteur, ce qui ne représente pas vraiment un panel représentatif.

La suite est en revanche beaucoup plus intéressante en ce qu’elle traite de l’historique de notre rapport au travail (pourquoi celui ci devrait il nécessairement être pénible), pourquoi vendons nous notre temps, pourquoi le travail est il devenu une fin en soi.

Pourquoi ces jobs sont-ils restés masqués alors que tout ne doit être que rentabilité et profitabilité ? Pourquoi continue-t-on à se définir par notre profession alors que nous ne lui accordons qu’un intérêt tout relatif ?

La réponse est multiple mais pour l’essentiel à rechercher du côté de la paix sociale (mieux vaut une majorité de gens occupés à des tâches sans intérêt que des gens oisifs qui pourraient réfléchir à mettre à bat le système).

Le remède proposé est de délier le salaire du travail en instaurant un revenu universel inconditionnel, ce qui aurait selon l’auteur plusieurs vertus :

  • supprimer toutes les fonctions de contrôle qui seront devenues parfaitement inutiles (l’auteur se dit anarchiste donc tout ce qui diminue le poids et le rôle de l’état est bon)
  • redonner du pouvoir au salarié (il ne dépend plus de son chef, et peu donc lui dire « non »), il pourra donc arrêté quand bon lui semble un boulot inutile ou qui le met en souffrance.
  • redonner du sens aux tâches humainement utiles : les gens pourront davantage se consacrer à des projets qui leur tiennent à cœur, sans crainte de perte complète de revenus.

 

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