Étiquette : Etats-Unis

  • Par le trou de la serrure

    Par le trou de la serrure

    Auteur : Harry Crews

    Je ne connaissais pas du tout Harry Crews, c’est sa photo de couverture qui m’a d’abord attirée (et la qualité de l’édition), en noir et blanc. Un tête de Cavanna : cheveux grisonnant, grosse moustache, des yeux ombrageux.. là où Cavanna les a plutôt facétieux.

    Bref, je découvre l’auteur au travers de ce recueil de chroniques qu’il a publiées (ou non) dans divers magazines et qui ont été compilées par son fils.

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  • Ne tirez pas sur l’oiseau moqueur

    Ne tirez pas sur l’oiseau moqueur

    Auteur : Harper Lee

    A l’image de Huckleberry Finn ou d’Un sac de bille, ce roman est, partiellement autobiographique est un très beau roman d’initiation, sur l’enfance, les inégalités, la familles (…) qui se déroule en Alabama dans les années 30, en pleine Grande Dépression.

    Atticus, avocat, élève seul ses deux enfants avec l’aide de leur domestique noire. C’est Scout, la cadette, qui est la narratrice de l’histoire. Avec son frère Jem et Dill, leur copain, ils vivent leur vie d’enfant à Maycomb, une petite ville tranquille du sud des Etats-Unis.

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  • La conjuration des imbéciles

    La conjuration des imbéciles

    Auteur : John Kennedy Toole

    Difficile de classer ce roman : critique sociale humoristiques ? On ne serait pas loin du Gang de la Clé à Molette, et c’est une classification qui convient assez bien.

    Publié en 1980 (avec un prix Pulitzer en 1981) ce livre a pour personnage principal une sorte de Don Quichotte américain que se débat dans un monde auquel il est parfaitement inadapté.

    Ignatus – c’est son nom – vit chez sa mère dans quartier populaire (pour ne pas dire misérable). Ses 30 ans ont passé et il est forcé de chercher du travail afin de rembourser un dette contractée par sa mère suite à accident de la route (du moins je crois). Il doit donc délaisser sa chambre dans laquelle pour se confronter au monde. Et celui ci n’est pas des plus joyeux : exploitation des ouvriers, racisme, précarité sociale et judiciaire (et j’en passe). Bref c’est un terrain de jeu parfait pour un inadapté social comme Ignatus qui trimbalera son gros quintal, sa verve permanente, sa misanthropie totale et son absence complète de convention sociale tout au long du roman pour tenter de nager à contre courant d’une société qu’il exècre.

    En un sens je me suis toujours senti comme une lointaine parenté avec la race des gens de couleur, parce que sa position est assez comparable à la mienne : l’un et l’autre nous vivons à l’extérieur de la société américaine.

    p. 174
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