













































Auteurs : Abhijit V. Banerjee & Esther Duflo
J’aime bien quand des économistes, prix Nobel de surcroît, ont le courage d’affirmer qu’ils ne comprennent pas grand chose ; que la plupart des théories économiques sont dénuées de fondement, voire complètement démenties par l’histoire.
Ces deux économistes du développement ont observé que les problèmes de pauvreté ont les même sources et probablement les mêmes remèdes que ce soit dans un pays développé ou non.
A ce sujet ça me fait penser à un podcast d’entendez-vous l’éco dans lequel on parle de la fameuse courbe de Laffer. Celle-ci est censée démontrer qu’une imposition élevée nuit à la croissance, ce qui a été complètement infirmé par l’histoire moderne et cette théorie est devenue une espèce de dogme, si bien que plus personne, de droite ou de gauche, n’ose évoqué l’augmentation des impôts.

Auteur : Serge Lehman
De la S.F. française c’est plutôt rare, alors quand en plus c’est de bonne qualité, je dis bravo !
Je ne connaissais pas du tout Serge Lehman et j’ai bien fait de commencer pas cet ouvrage qui comprend les 3 tomes de la série – F.A.U.S.T., les Défenseurs et Tonnerre lointain – qui semble être son oeuvre phare ainsi que deux nouvelles qui font partie du même univers « Nulle part à Liverion » et « Wonderland ».
Tous ces textes font partie d’un même univers qui se déroule sur Terre à la fin de ce siècle et qui ont été écrits vers le milieu des années 90.
Notre planète est dirigée « conjointement » par des gouvernements élus et par des firmes tentaculaires – les Puissances – qui rognent peu à peu l’ensemble des prérogatives des Etats.

Auteurs : Gérard Mordillat et Jérôme Prieur
Après la série éponyme que j’ai dévorée l’an dernier en DVD, je me suis attaqué au livre sur la naissance de l’église catholique. Et autant le dire tout de suite, c’est largement aussi bien !
Il s’agit d’une analyse croisée des quelques textes d’époques qui nous sont remontés (il y en a assez peu, il faut bien le dire) au travers de leur dimensions historique, politique (eh oui), littéraire et bien entendu religieuse. Tout cela passé en outre au tamis de la langue, car pour l’essentiel les textes qui nous sont parvenus sont en grec (qui n’était pas la langue de la région à l’époque).
Il y a donc matière à interprétation pratiquement à chaque niveau et ce travail m’a complètement fasciné. Ainsi on parle sans cesse de Jésus de Nazareth, mais on en sait même pas ce que cela signifie, ce qui est pratiquement sûr c’est que cela n’a rien à voir avec une ville de Nazareth.
Quelques-uns des raisonnements messianiques qui ont convertis le monde viennent des bévues du texte alexandrin, mal lues, mal comprises, combinées à d’autres bévues. L’histoire religieuse du monde est l’histoire de contresens redoublés ».
Ernest Renan – Histoire du peuple d’Israël.
Les auteurs réussissent à rendre a digeste le travail sans doute titanesque de nombreux exégètes qui se sont penchés sur la question depuis des années.

Auteur : Christian Gailly
C’est toujours une belle parenthèse que de passer un peu de temps avec Christian Gailly. Même si c’est une petite parenthèse : la nouvelle fait à peine 100 pages c’est une respiration tant l’écriture est belle.
En peu de mots on entre dans l’intimité des personnages, leur peur, leur doute, leurs espoirs.

Auteur : Julian Semenov
Maxime Issaiev est un espion russe placé depuis plusieurs années au cœur de l’appareil nazi.
Nous sommes en hiver 1945 et la fin de la guerre approche les russes sont aux porte de Berlin, ses alliés arrivent par l’ouest et le sud.
Aveugle, le pouvoir Nazi continue sa guerre totale que tout le mode dans l’Etat major sait sans issue. C’est bien souvent pour sauver leur peau et parce qu’ils se croient essentiels, que certains d’entre eux vont essayer de négocier une pais séparée avec les américains en leur promettant de contrer le Bolchevisme.

Auteur : Etienne Davodeau
Un jour, Lulu en a assez.
Elle quitte mari et enfants pour prendre un bol d’air que l’on devine bien mérité.
Cette pause imprévue lui semble plus que nécessaire pour faire le point sur le cours de sa vie et, elle s’en rend compte rapidement, réapprendre à vivre.
Et comme la vie n’est jamais simple, il lui fait bien quelques jours pour cela.
Ce sont ces quelques jours qui sont racontés ici, alternativement par l’un de ses amis parti à sa recherche et par sa fille qui l’a rencontrée dans sa « retraite ».

Auteur : Paul Watson
S’il est sous titré « Manuel de l’éco guerrier », ce n’est pas pour rien !
Tirant ses référence de l’art de la guerre de Sun Tzu et du traité des cinq roues de Miyamoto Musashi ce petit livre est réellement écrit comme un manuel du combattant. Watson a rajouté une touche de modernité en s’inspirant aussi de Mc Luhan pour ajouter les modes de combat médiatiques qui ont finalement fait sa légende.
Rédigé comme des règles (sans doute à la manière des références suscitées), c’est assez bizarre à lire : « Seule la quête est réelle » ; « rappelez vous de … » ; « préparez vous à… » on dirait le testament de Yoda à un jeune padawan.

Auteur : Gérald Messédié
Avec le ton professoral de celui qui sait et qui délivre la vérité aux masses, Gérald Messadié nous expose ce qu’il présente comme des mystifications historiques.
Si les chapitre courts (quelques pages) et la diversité des sujets (on part de Ramsès II pour arriver à la guerre du Golfe) rendent ce livre agréable à lire. A l’inverse cela fait un peu fourre tout à tel point que ne comprend plus très bien quel est le propos originel : les mythes historiques (Ramsès), les erreurs parfois volontaires d’interprétation (la guerre du Golfe) ou les théories vaguement complotistes (le 11 septembre) ?

Auteur : Brady Udall
Un livre que j’ai emprunté et qui portait la promesse d’être le pendant d’un monde selon Garp qui est un mythe pour moi.
Evidemment la marche était bien trop haute, j’ai calé au milieu. Certes c’est un peu iconoclaste, certes on y raconte l’enfance d’un jeune garçon né et élevé dans une réserve indienne, certes l’enfance est cruelle et les Hommes aussi.
Mais je n’ai jamais réussi à accrocher aux personnages, ils m’ont semblé trop distant des autres comme s’ils jouaient leur rôle sans affect.
Il ne reste dès lors que le côté obscure et on sent bien que ce n’est pas l’objectif de ce roman.