Les guerriers de l’hiver

Auteur : Olivier Norek

Je connaissais Olivier Norek auteur de polar, mais ici nous sommes dans un tout autre registre : le roman historique.

Entre la fin novembre 1939 et mars 1940, la Russie livre une guerre totale à la Finlande. Ceci afin de se prémunir d’un passage par le nord de l’armée allemande avec laquelle elle avait pourtant un traité de paix.

Sur le papier cela avait tout l’air d’une affaire de quelques jours : comment un pays 47 fois moins peuplé que la grande Russie pourrait résister au delà de quelques jours à la vaillante Armée Rouge, fraîchement décimée de ses officiers par les purges ?

Finalement il faudra plus de 100 jours pour que la Finlande se résolve à céder une partie de ses terres aux Russes et mettre ainsi un terme à cette guerre oublié appelée la Guerre d’Hiver.

Fidèle à leur tradition, les russes sacrifient sans sourciller des centaines de milliers d’hommes, piégés à la fois par l’hiver du grand nord (on y a enregistré jusqu’à -50°), par des soldats finlandais qui connaissaient très bien le terrain et les conditions de vie et surtout qui défendaient leur terre et enfin par un système de décision propre aux dictatures ou les ordres d’en haut – relayés par les commissaires politiques – prévalent sur tout.

Ainsi les soldats russes sont arrivés, sans équipement pour l’hiver, sans trop de vivres (ils étaient censés se payer sur la bête) avec un équipement assez peu adapté et devant suivre des ordres qui n’avaient pas de sens et les envoyaient à une mort certaine.

Le fil narratif de cette histoire est un jeune finlandais – bien réel – qui s’est avéré être un sniper de la plus grande efficacité ; on lui a attribué plus de 500 victimes. Les russes l’avaient surnommé « la mort blanche ». 

En plus de cette histoire méconnue en France, on apprend le jeu « trouble » de la France et de l’Angleterre qui ne sont pas encore aux prises avec l’Allemagne (la drôle de guerre) et qui promettent sans cesse une aide sans jamais la concrétiser. La France ira même, après la guerre, jusqu’à demander le remboursement d’armes qui n’ont été réceptionnées qu’après la défaite finlandaise.

J’ai un avis un peu mitigé sur le livre qui est à cheval entre le roman et l’ouvrage historique. On ne sait justement pas réellement sur quel pied danser : les personnages, indépendamment de leur courage immense, n’ont que peu de profondeur et rien ne vient mettre un peu de vie en eux, comme s’ils ne faisaient que passer.

J’ai donc bien apprécié la découverte historique, moins l’oeuvre romanesque.

Note : 3.5 sur 5.
 

Note : 1 sur 5.

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