Stella

Auteur : Piergiorgio Pulixi

Cela fait assez longtemps que je vois trainer le nom de Pulixi dans divers articles ou blog sur les polars. Et puis c’est vrai que j’aime bien la collection Totem, alors quand j’ai vu Stella sur une étagère de la librairie de mes vacances (et que je savais que j’allais bientôt terminer Les enchanteurs, je me suis laissé tenter.

Autant le dire tout de suite j’ai été un peu déçu, sans doute j’avais un peu trop d’attente envers cet auteur Italien. Il est vrai que j’avais beaucoup aimé Loriano Macchiavelli, l’auteur des Souterrains de Bologne qui non seulement utilise un procédé narratif original, mais qui ne sombre pas dans la caricature. Et c’est le reproche majeur que je fais ici, j’ai eu l’impression que l’auteur n’écrit pas (que) pour être lu, mais plutôt pour être tourné en série TV.

Je m’explique.

Les personnages sont tous hyper typés : le « héro » Vito Strega, professeur de criminologie métis super beau gosse, ancien commando et avec un traumatisme d’enfance qui lui crée des espèces d’acouphènes (un peu comme le commissaire Ricciardi de Maurizio de Giovanni qui, lui, voit les fantômes des morts), il chapeaute une équipe de drôles de dames dont l’une est du team piercing, l’autre mesure 2 m et super maline et une 3ème super BG (mais aussi super maline), à côté il y a aussi un autre inspecteur du genre Béru dans San Antonio et je crois encore un autre qui n’était que très peu présent dans cette enquête.

J’avoue que j’ai un peu mélangé les différentes inspectrices : il y en a une très vénère qui insulte tout le monde, une qui tire comme une sniper et une amoureuse du chef.

L’auteur joue aussi sur les particularismes des différentes régions italiennes :  chacun des membre de l’équipe vient d’une région différente et utilise les expressions de sa région d’origine. En français c’est assez imagé, mais je suppose que c’est plus marquant en italien.

L’histoire en elle-même est assez bien, elle se déroule à Sant’Elia, le quartier déshérité de Cagliari où une ado magnifique du quartier est retrouvée assassinée.

L’équipe de choc devra collaborer avec les Carabinieri (bicoze le trafic de drogue est de leur ressort et que la victime sortait avec le dealer du coin) et surtout faire face au silence des habitants qui ne portent pas vraiment les flics dans leur cœur. Pourtant les cadavres s’empilent plus vite que prévu et à chaque fois qu’un nouveau personnage apparaît, il a une raison d’avoir zigouillé la victime. On dirait une pièce de théatre.

J’avoue que les fils de la résolution sont parfois un peu gros (le gars qui suppute beaucoup et qui a toujours raison, le coup du t-shirt ensanglanté, l’histoire du sang dans l’œil à laquelle je n’ai rien compris…).

Le final m’a un peu fait penser à Hugo Malet, à la différence que Nestor Burma est détective privé tendance anar et qu’il peut donc se permettre de rendre justice comme bon lui semble. Là on est un peu dans le Robin des bois sauce TF1.
Sinon c’est bien écrit, rien à dire, les pistes sont nombreuses, on trouve des cliffhangers à chaque fin de chapitre comme il se doit et finalement les personnages sont plutôt sympathiques (les gentils, parce que les méchants ne le sont pas vraiment).


C’est une lecture d’été qui remplit donc bien son rôle.

Note : 3 sur 5.

Note : 1 sur 5.

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