Auteur : James Ellroy
J’ai du mal à me débarrasser de James Ellroy.
Pourtant je n’avais pas vraiment apprécié La Tempête qui vient : trop verbeux, trop confus malgré quelques éclairs propres à Ellroy et je m’étais dit que j’allais m’arrêter là, que Ellroy avait fait son temps et qu’il commençait à se répéter.
Quand j’ai repéré Les Enchanteurs en édition poche dans une de mes librairies préférées, je n’ai finalement pas vraiment hésité : un dernier pour la route ?
Le troisième volet de Quintet de Los Angeles s’avère finalement être un bon cru ; l’écriture nerveuse d’Ellroy, les personnages ambigus (ou pas du tout ambigus), le milieu vérolé d’Hollywood en ce début des années 60, la fratrie Kennedy (avec cette fois ci, la sœur Patricia qui tien un rôle important) et surtout Freddy Otash comme personnage central m’ont une fois de plus convaincu.
Et je n’ai pas été déçu.
C’est la première bonne nouvelle.
Certes, la multiplicité des personnages est parfois un peu difficile à suivre et j’avoue que parfois je ne savais plus trop qui était qui, mais l’intrigue est finalement « relativement » simple et tourne autour du personnage ce Maryline Monroe et de ses relations avec le clan Kennedy.
Bon, autant le dire tout de suite, si vous êtes fan de l’actrice, passez votre chemin. Mais sinon c’est une plongée en apnée dans le Hollywood des années 50, 60 et on en ressort après 650 pages un peu essoufflé, mais prêt à replonger.
C’est la seconde bonne nouvelle.

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