Le rasoir d’Ockham

Auteur : xxx

Auteur : Henri Loevenbruck

J’avais bien aimé Les Disparus de Blackmore et la bio de l’auteur m’avait convaincu que j’avais affaire à un bon gars.
Mais la bio ne fait pas tout.

Les « thrillers ésotériques » ont une fâcheuses tendance à m’attirer et souvent à m’agacer. Et celui-ci est particulièrement agaçant.

J’ai assez souvent l’impression que l’auteur ne sait pas s’il doit basculer son récit d’un côté où de l’autre et par conséquent il louvoie et accouche d’une histoire bâtarde.

Ici j’ai même l’impression que l’auteur a été contraint d’utiliser un générateur d’histoire et les mots qui en sont sortis ont été les suivants :

  • Esotérique : pour le thème général.
  • Franc maçon : malgré ce tirage au sort complexe, le piège est bien évité car il s’en débarrasse assez vite pour orienter l’enquête vers le compagnonnage. Ca aurait plus être original, mais on n’en apprend quand même assez peu. Décevant donc.
  • Action : pourquoi pas, mais là le héro est un analyste de la DGSE (donc plutôt un mec de bureau), qui refuse d’utiliser internet (?? pour un analyste). Certes, il a passé quelques mois en Yougoslavie pendant la guerre, mais pas vraiment en tant que combattant. Malgré tout il passe son temps à dézinguer à tout va, il connait toutes les techniques de combat urbain et en remontre même à un ancien légionnaire. A force de vouloir faire des moutons à 5 pattes, on en devient parfaitement non crédible.
  • Nazi : ça va souvent avec les sujets ésotériques. Là il y a un lien un peu ténu, mais bon ça permet d’avoir des méchants très méchants et des soldats fanatiques à dézinguer. Ca aurait très bien pu fonctionner sans.
  • Des sentiments : c’est le bon contrepoint du tirage Action. Ca permet de montrer que le héro à du cœur (en plus de son Magnum) et potentiellement un point de faiblesse. Sans trop de surprise c’est l’option 2 qui a été choisie ; enfin par défaut, car le gars se comporte comme un parfait malotru et on se demande bien pourquoi il attire tant toutes les filles qu’il croise (il n’a même pas l’humour et la distance qui fait de James, Bond).
  • Sexe : alors là c’est le piège. Même le héro, confronté à sa scène de sexe, est un peu dubitatif. Il se demande ce qu’elle vient faire là. Moi aussi. D’autant que l’intrigue aurait pu être la même sans. Pas de chance au tirage, une fois de plus.

Mise à part si l’objectif est d’en faire une série Netflix, je n’ai trouvé que très peu d’intérêt à ce livre, le premier d’une quadrilogie semble-t-il, que je n’explorerait pas plus loin. Dommage car dans le genre action, J’irai tuer pour vous, du même auteur est plutôt correct.

Vivement la suite des Disparus de Blackmore.

Note : 2 sur 5.

Note : 1 sur 5.

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