Catégorie : Lectures

  • Deacon King Kong

    Deacon King Kong

    Auteur : James McBride

    Brooklyn, fin des années 60. McBride nous emmène dans la cité des Causes Houses où vivent désormais une majorité de noirs américains, pauvres, croyants, trafiquants, picolos… bref la vie.

    Et c’est bien de ça qu’il s’agit, la vie quotidienne de certains de ces habitants qui se trouve bouleversée, qui par le trafic de drogue qui prend de l’ampleur, qui par la mort de sa femme, qui par une rencontre, qui par des envie de retraite.

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  • Un requiem allemand

    Un requiem allemand

    Auteur : Philip Kerr

    Bernie Gunther est engagé par un agent du renseignement soviétique pour essayer de sauver de la pendaison un des anciens adjoints à la police criminelle de Berlin.
    Comme Gunther, il avait été intégré à la SS puis au sortir de la guerre il s’était mis au marché noir et probablement au trafic. C’est à ce titre qu’il s’est fait pincer en convoyant des colis entre Berlin et Vienne.

    Direction Vienne donc, et là Gunther rencontre un agent du renseignement américain chargé de la traque d’officiers nazis de haut rang qui tentent de se faire oublier ; il lui apprend que son ancien adjoint semblait participer de près ou de loin à un trafic de papier d’identité.

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  • Lonely Betty

    Lonely Betty

    Auteur : Joseph Incardona

    Illustrations : Thomas Ott

    Un petit polar soigneusement illustré de dessins en noir et blanc qui collent plutôt bien au texte.

    En quelques pages (94, pour être exact) l’auteur s’amuse à pasticher le polar américain avec une inclination vers les ambiances des frères Coen. L’intrigue est délibérément minimaliste, d’ailleurs elle n’apparaîtra qu’après la moitié de l’ouvrage et on voit que l’ensemble est un prétexte à décrire des personnages qui ont pour point commun de vivre dans un petit bled américain.

    Tous se connaissent, plus ou moins, se croisent. Et pour certains d’entre eux ils ont même été ensemble à l’école. Sans doute pas tous à l’époque ou Betty officiat en tant qu’institutrice car elle aura justement 100 ans bientôt et la mairie qui n’a sans doute pas grand chose à raconter veut mettre cela en scène.

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  • L’ombre du vent

    L’ombre du vent

    Auteur : Carlos Ruiz Zafon

    Il est des livres dont on est sur qu’ils vont vous marquer. Soit l’histoire, le plus souvent les personnages, sont destinés à être gravés dans votre mémoire.
    Un peu à l’image du Monde selon Garp de John Irving , on a ici toute une galerie de personnages qui resteront probablement mes compagnons pendant de longues années.

    Daniel Sampere le narrateur, Francesco Javier Fumero le sale flic, Fermin (Romero de Torres) le clochard céleste, Julian Carax l’auteur maudit, Bea la grande soeur du meilleur ami et bientôt l’amour d’une vie… tous peuplent ce roman d’initiation, de rédemption(s), de renaissance(s).

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  • The cape

    The cape

    Auteur : Joe Hill, Jason Ciaramella & Dessins Zack Howard, Nelson Daniel

    Tiré d’une nouvelle de Joe Hill (je découvre que c’est le fils de Stephen King), on suit de sa naissance à sa fin l’itinéraire d’un gamin, fan de super héro, qui suite à un accident vivra une véritable descente aux enfers.

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  • Les évadés

    Les évadés

    Auteur : Christian Gailly

    Il y a quelques auteurs qui ont un style d’écriture très particuliers. On aime ou pas: Jaume Cabré, James Ellroy et Christian Gailly sont sans doute mes préférés dans cette catégorie. Gailly est certainement le plus bizarre dans la catégorie, phrase tronquées, qui passent du coq à l’âne, mais avec une musicalité et une sensibilité sans pareil.

    Pour autant la lecture de cet ouvrage m’a été un peu pénible: trop de personnages, trop de stéréotypes ; j’ai même failli m’arrêter en cours de route 2 ou 3 fois (en 235 pages ça fait pas mal).

    A chaque fois j’ai été retenu par l’envie de me faire surprendre pas l’écriture de Christian Gailly, à défaut de me faire entraîner par l’histoire ou les personnages comme c’est aussi le cas habituellement).

    Il avait peur. Il était lâche. Pas plus lâche qu’un autre, non, lâche, normalement lâche, modestement.

    Chap 15

    Voila, on assiste à la révolte de modestes, qui vont tenter de se sublimer parce que il y a un moment on ne peut pas ne rien faire. Mais comme dans une tragédie grecque, on sait dès le départ que ça va mal finir, pour autant, ils y vont.

    Et puis je n’ai jamais un auteur qui écrit aussi bien sur la musique. Rien que pour cela j’ai eu raison de m’accrocher un peu.

    Maurizio avait choisi de ne jouer que des variations.Pour ces gens là ça lui semblait tout indiqué. Répéter la partie d’un chose, l’infime partie d’une chose tout en variant l’autre partie, et inversement, varier l’infime partie d’une chose tout en la répétant dans sa plus grande partie […]

    Chap. 60

    Note : 2 sur 5.
     
  • Le meurtre du commandeur (T. 1)

    Le meurtre du commandeur (T. 1)

    Auteur : Haruki Murakami

    Le narrateur de ce gros roman (en deux parties) de Haruki Murakami, se sépare tout juste de sa femme. Où plutôt c’est elle qui se sépare de lui. Il part alors de chez lui, un peu perdu à bord de sa voiture et avec quelques affaires.

    Il abandonne aussi au passage sa carrière de peintre portraitiste ainsi que l’essentiel de ses affaires.

    Au bout de quelques semaines d’errances, il s’installe en montagne dans la maison du père d’un de ses amis, peintre célèbre qui y a passé l’essentiel de sa vie (il est maintenant en hôpital psychiatrique).

    Dans les combles il découvre une peinture inconnue de l’ancien propriétaire, intitulée le meurtre du commandeur, qui dénote particulièrement du reste de son oeuvre. Il met aussi à jour une espèce de temple bouddhique qui n’abrite rien d’autre qu’une petite clochette qui tinte durant la nuit.

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  • Ruy Blas

    Ruy Blas

    Auteur : Victor Hugo

    L’avantage d’avoir des enfants au Lycée est que cela permet de lire des classiques qui avaient échappé à mes profs de français.

    Ruy Blas, pièce de théâtre écrite par Victor Hugo et publiée en 1838 raconte l’histoire de Ruy Blas, valet de Don Salluste. Ruy Blas est éperdument amoureux de la reine, mais il ne peut évidemment exprimer son amour en raison de sa condition.

    « Madame, sous vos pieds, dans l’ombre un homme est là
    Qui vous aime, perdu dans la nuit qui le voile ;
    Qui souffre, ver de terre amoureux d’une étoile ;
    Qui pour vos donnera son âme s’il le faut ;
    Et qui se meurt en bas quand vous brillez en haut.

    II,2

    Poussé par Don Salluste, qui veut se venger de la Reine, il se fait passer pour le comte de Camporeal et gagne la confiance de la reine grace à ses actions au service du Royaume.

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  • Entre deux mondes

    Entre deux mondes

    Auteur : Olivier Norek

    Plus de 10000 migrants s’entassent dans la Jungle de Calais avec l’espoir d’arriver un jour à passer en Angleterre. Cette jungle ne se trouve pas encore en Angleterre mais vraiment pas non plus en France : les lois ne s’y appliquent pas, les migrants n’ont pas de statut. Tels des fantômes ils errent entre deux mondes, celui qu’ils fuient et celui dont ils rêvent.

    Parmi eux, Adam un ancien flic syrien francophone qui a dû fuir son pays et qui recherche sa femme et sa fille partis quelques jours avant lui. Kilani, un enfant soudanais fuyant la guerre et qui cache, lui aussi un lourd secret. Des afghans fort peu sympathiques (mais c’est la loi du nombre : ils sont les plus nombreux alors ils commandent), des soudanais, plus accueillant, des bénévoles qui refusent toute cette déshumanisation, des extrémistes qui profitent de la situation…. Et des flics qui refusent de ne rien faire et tentent de manière dérisoire de maintenir un semblant d’ordre dans tout ce foutoir.

    Rajouter à tout cela une cellule terroriste qui est dans l’œil de la DGSE et un jeune flic qui vient d’être muté pour permettre à sa femme de se rapprocher de sa mère.

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  • Harlem shuffle

    Harlem shuffle

    Auteur : Colson Whitehead

    Harlem, années 60. Voilà le personnage de ce roman.

    C’est au travers des « aventures » de Ray Carney que l’on côtoie ses différents quartiers, ses lieux emblématiques et sa faune interlope.

    Ray a repris un magasin de meubles ; c’est plutôt une bonne idée car Harlem regroupe à la fois des populations pauvres qui quittent le sud encore ségrégationniste et une bourgeoisie noire aisée.

    Ray n’est pas tout à fait du mauvais côté, il essaye avec un certain succès de se créer une situation, mais après tout, il est issu d’un milieu qui penchait clairement du mauvais côté de la loi.

    Alors parfois il rend des services.

    Sa femme travaille pour une agence de voyage qui indique aux noirs où dormir, où manger et surtout quels endroits éviter lors de leur voyages. Thème déjà vu dans Lovecraft Country

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