Catégorie : Lectures

  • Du mensonge à la violence

    Du mensonge à la violence

    Auteur : Hannah Arendt

    J’avais entendu parler de cette auteure lorsque ma fille a passé son bac. Elle s’interrogeait alors sur la légitimité de la désobéissance civile et probablement sur l’exercice du pouvoir. Je n’avais entendu parler d’elle qu’au travers de quelques émissions ou lectures où on la citait. Mais voilà un petit passage en librairie a comblé ce manque.

    Dans ces 3 essais et une interview, on assiste à une dissection du pouvoir : ses ressorts, ses limites, ses moteurs et surtout ses risques inhérents.

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  • Le meurtre du Commandeur (T. 2)

    Le meurtre du Commandeur (T. 2)

    Auteur : Haruki Murakami

    J’ai été curieux de connaître la conclusion de cette histoire qui avait plutôt bien commencé.

    J’avais quitté le narrateur à la fois en plein sursaut créatif et aussi en pleine interrogation quant aux éléments étranges qui se déroulent dans sa vie.

    Et ce n’est pas ce second tome qui va le ramener du côté rationnel, bien au contraire.

    Quelques jours plus tôt, j’avais bu l’eau du monde des métaphores, traversé la rivière qui sépare le rien de l’être, mais je ne savais pas très bien si cela avait modifié quelque chose en moi ou si rien n’avait changé.

    Chap. 58
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  • Deacon King Kong

    Deacon King Kong

    Auteur : James McBride

    Brooklyn, fin des années 60. McBride nous emmène dans la cité des Causes Houses où vivent désormais une majorité de noirs américains, pauvres, croyants, trafiquants, picolos… bref la vie.

    Et c’est bien de ça qu’il s’agit, la vie quotidienne de certains de ces habitants qui se trouve bouleversée, qui par le trafic de drogue qui prend de l’ampleur, qui par la mort de sa femme, qui par une rencontre, qui par des envie de retraite.

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  • Un requiem allemand

    Un requiem allemand

    Auteur : Philip Kerr

    Bernie Gunther est engagé par un agent du renseignement soviétique pour essayer de sauver de la pendaison un des anciens adjoints à la police criminelle de Berlin.
    Comme Gunther, il avait été intégré à la SS puis au sortir de la guerre il s’était mis au marché noir et probablement au trafic. C’est à ce titre qu’il s’est fait pincer en convoyant des colis entre Berlin et Vienne.

    Direction Vienne donc, et là Gunther rencontre un agent du renseignement américain chargé de la traque d’officiers nazis de haut rang qui tentent de se faire oublier ; il lui apprend que son ancien adjoint semblait participer de près ou de loin à un trafic de papier d’identité.

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  • Lonely Betty

    Lonely Betty

    Auteur : Joseph Incardona

    Illustrations : Thomas Ott

    Un petit polar soigneusement illustré de dessins en noir et blanc qui collent plutôt bien au texte.

    En quelques pages (94, pour être exact) l’auteur s’amuse à pasticher le polar américain avec une inclination vers les ambiances des frères Coen. L’intrigue est délibérément minimaliste, d’ailleurs elle n’apparaîtra qu’après la moitié de l’ouvrage et on voit que l’ensemble est un prétexte à décrire des personnages qui ont pour point commun de vivre dans un petit bled américain.

    Tous se connaissent, plus ou moins, se croisent. Et pour certains d’entre eux ils ont même été ensemble à l’école. Sans doute pas tous à l’époque ou Betty officiat en tant qu’institutrice car elle aura justement 100 ans bientôt et la mairie qui n’a sans doute pas grand chose à raconter veut mettre cela en scène.

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  • L’ombre du vent

    L’ombre du vent

    Auteur : Carlos Ruiz Zafon

    Il est des livres dont on est sur qu’ils vont vous marquer. Soit l’histoire, le plus souvent les personnages, sont destinés à être gravés dans votre mémoire.
    Un peu à l’image du Monde selon Garp de John Irving , on a ici toute une galerie de personnages qui resteront probablement mes compagnons pendant de longues années.

    Daniel Sampere le narrateur, Francesco Javier Fumero le sale flic, Fermin (Romero de Torres) le clochard céleste, Julian Carax l’auteur maudit, Bea la grande soeur du meilleur ami et bientôt l’amour d’une vie… tous peuplent ce roman d’initiation, de rédemption(s), de renaissance(s).

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  • The cape

    The cape

    Auteur : Joe Hill, Jason Ciaramella & Dessins Zack Howard, Nelson Daniel

    Tiré d’une nouvelle de Joe Hill (je découvre que c’est le fils de Stephen King), on suit de sa naissance à sa fin l’itinéraire d’un gamin, fan de super héro, qui suite à un accident vivra une véritable descente aux enfers.

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  • Les évadés

    Les évadés

    Auteur : Christian Gailly

    Il y a quelques auteurs qui ont un style d’écriture très particuliers. On aime ou pas: Jaume Cabré, James Ellroy et Christian Gailly sont sans doute mes préférés dans cette catégorie. Gailly est certainement le plus bizarre dans la catégorie, phrase tronquées, qui passent du coq à l’âne, mais avec une musicalité et une sensibilité sans pareil.

    Pour autant la lecture de cet ouvrage m’a été un peu pénible: trop de personnages, trop de stéréotypes ; j’ai même failli m’arrêter en cours de route 2 ou 3 fois (en 235 pages ça fait pas mal).

    A chaque fois j’ai été retenu par l’envie de me faire surprendre pas l’écriture de Christian Gailly, à défaut de me faire entraîner par l’histoire ou les personnages comme c’est aussi le cas habituellement).

    Il avait peur. Il était lâche. Pas plus lâche qu’un autre, non, lâche, normalement lâche, modestement.

    Chap 15

    Voila, on assiste à la révolte de modestes, qui vont tenter de se sublimer parce que il y a un moment on ne peut pas ne rien faire. Mais comme dans une tragédie grecque, on sait dès le départ que ça va mal finir, pour autant, ils y vont.

    Et puis je n’ai jamais un auteur qui écrit aussi bien sur la musique. Rien que pour cela j’ai eu raison de m’accrocher un peu.

    Maurizio avait choisi de ne jouer que des variations.Pour ces gens là ça lui semblait tout indiqué. Répéter la partie d’un chose, l’infime partie d’une chose tout en variant l’autre partie, et inversement, varier l’infime partie d’une chose tout en la répétant dans sa plus grande partie […]

    Chap. 60

    Note : 2 sur 5.
     
  • Le meurtre du commandeur (T. 1)

    Le meurtre du commandeur (T. 1)

    Auteur : Haruki Murakami

    Le narrateur de ce gros roman (en deux parties) de Haruki Murakami, se sépare tout juste de sa femme. Où plutôt c’est elle qui se sépare de lui. Il part alors de chez lui, un peu perdu à bord de sa voiture et avec quelques affaires.

    Il abandonne aussi au passage sa carrière de peintre portraitiste ainsi que l’essentiel de ses affaires.

    Au bout de quelques semaines d’errances, il s’installe en montagne dans la maison du père d’un de ses amis, peintre célèbre qui y a passé l’essentiel de sa vie (il est maintenant en hôpital psychiatrique).

    Dans les combles il découvre une peinture inconnue de l’ancien propriétaire, intitulée le meurtre du commandeur, qui dénote particulièrement du reste de son oeuvre. Il met aussi à jour une espèce de temple bouddhique qui n’abrite rien d’autre qu’une petite clochette qui tinte durant la nuit.

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  • Ruy Blas

    Ruy Blas

    Auteur : Victor Hugo

    L’avantage d’avoir des enfants au Lycée est que cela permet de lire des classiques qui avaient échappé à mes profs de français.

    Ruy Blas, pièce de théâtre écrite par Victor Hugo et publiée en 1838 raconte l’histoire de Ruy Blas, valet de Don Salluste. Ruy Blas est éperdument amoureux de la reine, mais il ne peut évidemment exprimer son amour en raison de sa condition.

    « Madame, sous vos pieds, dans l’ombre un homme est là
    Qui vous aime, perdu dans la nuit qui le voile ;
    Qui souffre, ver de terre amoureux d’une étoile ;
    Qui pour vos donnera son âme s’il le faut ;
    Et qui se meurt en bas quand vous brillez en haut.

    II,2

    Poussé par Don Salluste, qui veut se venger de la Reine, il se fait passer pour le comte de Camporeal et gagne la confiance de la reine grace à ses actions au service du Royaume.

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