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Le printemps du commissaire Ricciardi

Auteur : Maurizio De Giovanni

Le commissaire Ricciardi est presque comme tous les commissaires de polar : il est taciturne, humain et désenchanté. Il a toutefois une particularité qui amplifie tous les traits habituels du commissaire de polar, il voit les fantômes des morts et entend même leur dernières pensées. Cela lui sert parfois lors de ses enquêtes (ici pas vraiment), mais c’est plus un poids pour lui qu’un don.

Comme tous les commissaires il a un adjoint efficace qui le considère un peu comme un ami (j’ai cru comprendre qu’il avait été aidé par son supérieur lors du décès de son fils… sans doute l’épisode précédent). Autre personnage clé de tout bon polar, le médecin légiste. Comme pour les enquêtes de Nicolas le Floch, le médecin légiste constitue ici le troisième personnage important.

Les enquêtes de Ricciardi se déroulent à Naples dans les années 30, sous le régime fasciste donc. Mis à part quelques chefs, pas grand monde ne semble apporter trop de crédit aux parti au pouvoir, d’autant plus que dans cette enquête, nous sommes entrainés dans les quartiers populaires de la ville et les gens se débattent plus pour survivre que pour soutenir un quelconque parti. C’est à mon avis la seule faiblesse de la série que de ne pas plonger plus dans le contexte historique (bon je n’en n’ai lu qu’un pour l’instant mais on voit bien que le contexte historique n’est pas la clé de voute). On est clairement pas sur les traces de Sadorski.

En revanche, Naples est au cœur de l’enquête comme l’est New-York dans l’Aliéniste.

L’écriture à la fois poétique et rythmée rend la lecture agréable et même si l’enquête n’est pas palpitante, on prend plaisir à côtoyer les personnages principaux ou secondaires.

Note : 3.5 sur 5.

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