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Lectures Polar

L’homme de Kaboul

Auteur : Cédric Banel

S’il est un thème assez pointu c’est celui de polars de déroulant en Afghanistan. L’homme de Kaboul coche cette case. L’auteur à un C.V. bien rempli : énarque, direction du Trésor, fondateur de Caradisiac (…). Ses missions pour l’Etat Français l’ont mené à travailler sur le contrôle des investissements dans des pays hors C.E et le contrôle des sanctions financières contre des états qui font rêver (Libye, Irak…).

Ici nous sommes, au moins pour un temps, assez loin de ce monde, puisque l’on se retrouve dans le commissariat central de Kaboul où le chef de la brigade criminelle, le Qoomandan Oussama Kandar ancien sniper de Massoud, est appelé à enquêter sur l’assassinat d’un personnage trouble.

Son enquête va l’amener beaucoup plus loin que prévu, d’autant que cet assassinat inquiète aussi une officine au moins aussi trouble, basée en Suisse.

Autant le dire tout de suite, si vous avez envie d’un guide de voyage pour aller passer vos vacances en Afghanistan, ce livre n’est pas pour vous : violence endémique, corruption, extrême pauvreté (tiens il y aurait un lien entre tout ça ?).

Au milieu de tout ce fatras quelques flics intègres tentent de faire leur boulot tant bien que mal, au milieu des talibans, des luttes tribales et politiques et des états étrangers qui sont omniprésents et intouchables à défaut d’être omnipotents.

Tiraillé entre le dégout de voir son pays attiré vers le bas par une spirale de violence sans fin, par sa femme qui soutien l’émancipation féminine, par sa religion qu’il ne reconnait pas dans les talibans extrémistes, par les jeux politiques qui lui échappent, Oussama va entrainer ses hommes dans une chasse à l’homme qui les mèneront au cœur des zones tribales qui portent décidément bien leur nom.

En parallèle de tout ça un jeune analyste (Jack Ryan ? non Nick Snee) un peu idéaliste (voir naïf) travaille pour l’entité mystérieuse qui semble intervenir quand les services secrets des pays ne veulent pas être mêlés à certaines opérations. La mort de son collègue lors d’une opération un peu musclée va l’amener à croiser le chemin de Oussama.

Un polar efficace, taillé pour un série (j’ai vu que le personnage de Oussama était présent dans plusieurs romans de Bannel) avec ses enquêtes, ses courses poursuites, sa violence, les tiraillements des personnages et les seconds rôles qui sont très présents.
C’est sur que c’est parfois un peu caricatural, mais c’est bien fait et certainement très bien documenté.

Note : 3.5 sur 5.
 

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