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Lectures S.F.

Fahrenheit 451

Auteur : Ray Bradbury

Un classique de la S.F. dystopique, à classer avec 1984 de George Orwell. On retrouve d’ailleurs des thèmes en commun, entre autre l’abrutissement des masses pour les empêcher de penser par elles même.

Ici le héro, Montag, fait partie d’une brigade de pompier, la brigade 451, dont le but n’est plus d’éteindre des incendies, mais de brûler les livres et ceux qui les cachent.

En effet la société dans laquelle ils évoluent a fait en sorte que les populations soient gavées d’image positives et niaises et de musiques sirupeuses, pour ne pas avoir l’envie de se plonger dans des livres où le monde ne serait pas que rose noir ou blanc.

La rencontre avec une jeune fille étrange va ouvrir les yeux de Montag. Les gens sont tous déprimés (même son chef), suicidaires (même son chef) et la société est au bord de l’effondrement. D’ailleurs la guerre qui s’annonce pourrait bien le précipiter.

Quelques résistants « clochards en dehors, bibliothèque en dedans » ont quitté la cité pour vivre sur les routes et préserver, à leur manière, une partie de la littérature et donc du savoir sensible humain.

Comme pour 1984, (écrit en 1949, Fahrenheit 451 est écrit en 1951), ce livre est marqué par son époque : uniformisation de la pensée (le Maccarthysme n’est pas loin), peur de l’autre, guerre nucléaire, recherche du bonheur à tout prix, mais aussi le refus de cet état de fait par certains qui prendront la route (qui arrivera vers le milieu des années 60).

En revanche, j’ai parfois eu du mal avec le style que j’ai trouvé un peu ampoulé et pas toujours très clair. La construction est aussi un peu décousue (la parution sous forme de feuilleton, n’y est sans doute pas étrangère).

Mais la clairvoyance du propos balaie tout !

Note : 3.5 sur 5.
 

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