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La physique des catastrophes

Auteur : Marisha Pessl

Bleu et son père, professeur de fac, voguent de ville en ville au gré des engagements du père.

La vie dans les lycées américains vue au travers les yeux d’une ado un brin excentrique telle est l’essentiel de l’histoire.

Une professeur de cinéma un peu excentrique elle aussi bouleverse tout l’équilibre bâti par le papa. C’est le moment des grandes découvertes.

Je ne sais sais pas trop que penser de Marisha Pessl, elle a écrit un roman touffu, érudit, pas complètement désagréable : les personnages sont bien croqués, l’univers est d’une cohérence et d’un réalisme rare, le style original, mais que c’est long… on dirait une série TV où le scénariste à concocté l’univers, préparé la fin (car il y a une intrigue) mais qui en rajoute sans cesse pour repousser le dénouement le plus loin possible. Dans la construction, c’est Usual Supect, mais avec au final peu de suspens.

D’ailleurs comme c’est annoncé page 497 (!!!) « sans les événements relatés dans ce chapitre, jamais je ne vous aurais raconté mon histoire, car je n’aurai tout simplement rien eu à écrire ». 500 pages pour rien ??? Pas tout à fait quand même, mais pas loin non plus car l’intrigue proprement dit occupe au plus 250 pages.

Entre temps j’ai l’impression de lire Pretty Little Liars : des histoires d’ado au Lycée. Avec une touche de délire portée par les personnages de Bleu, de son père et d’une prof légèrement mystérieuse mais pour le reste c’est un peu lénifiant.

Le style est très travaillé sur la forme : des dessins accompagnent parfois le texte, des citations d’auteurs parsèment le récit à tout bout de champs, les chapitres portent des noms d’ouvrages célèbres, pour son premier livre elle a mis le paquet. C’en est parfois agaçant, comme cette manie d’abuser systématiquement des comparaisons en figure de style ou de dire que son père fait ceci ou cela quand il est d’humeur bourbon (au moins 50 fois). Sur le fond elle a construit une intrigue (??) à la Usual suspect : les révélations de la fin renvoient à des info innocentes précédemment dévoilées.

Ça m’a fatigué, j’ai préféré Intérieur nuit même si j’y retrouve les mêmes manies.

 

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