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La disparition de Joseph Mengele

Auteur : Olivier Guez

A mi chemin entre le roman et le reportage, on suit ici la cavale de Josef Mengele en Amérique du sud.

Depuis sa fuite du camp d’Auschwitz où il officiait comme « médecin » à sa mort dans un lugubre appartement au Brésil on voit le bourreau qui fuit d’une planque à une autre, sa famille qui continue à l’aider – jusqu’au bout – les dictateurs sud américains qui profitent de la manne de l’argent nazi  tout en épousant certains de leur idéaux (j’ai notamment découvert le cas de Péron) et la communauté des nazi déchus  – notables ou non – qui se sont réfugiés dans ces terres lointaines.

Mengele lui même, enfermé dans ses certitudes ne sortira jamais de son schéma de pensée et restera jusqu’au bout l’immonde personnage qu’il a été sans jamais rien renier des actes immondes qu’il a commis pendant la guerre et de sa pensée nauséabonde et mortifère. Il sera vraiment mauvais jusqu’au bout et mourra vieux, un peu sénile, un peu grabataire, mais vieux.

Intéressant aussi de voir comment l’Allemagne de l’après guerre à réintégré d’innombrables soldats nazi et s’est abstenu de chercher des noises au autres. Il a pratiquement fallu qu’une génération passe pour qu’enfin les choses changent. C’est finalement ce pan de l’histoire qui m’a le plus choqué, les méfaits du sinistre Mengele m’étaient malheureusement plus connus.

 

 

 

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